Pour la première fois, Oenodia démarre une unité STARS® entièrement à distance en Espagne.

Direction le sud de Barcelone, à la coopérative de Vila Rodona, une cave centenaire et toujours à l’avant-garde. Le sens de l’innovation n’est en effet pas une question d’âge mais de caractère. La cave coopérative Vila Rodona, fondée en 1919, l’a prouvé en réalisant avec les équipes d’OENODIA et TecnoEquip le tout premier démarrage à distance d’une unité STARS.

La cave coopérative de Vila Rodona est sise dans un écrin architectural hors norme, de style modernista – la déclinaison catalane de l’Art Nouveau. Mais le vrai trésor se trouve dans les cuves et les bouteilles qui attendent patiemment l’heure où elles seront prêtes à être dégustées : Vila Rodona est productrice de cava, effervescent élaboré selon la méthode traditionnelle, à partir des cépages Macabeu, Parellada et Chardonnay. En 2008, Vila Rodona inaugure de nouvelles installations de vieillissement et d’embouteillage, équipées des technologies les plus modernes, afin d’améliorer encore la qualité de ses vins. Fin 2019, Vila Rodona décide de se doter d’une STARS60 afin de répondre toujours plus efficacement aux demandes de ses marchés. Malgré l’épidémie de COVID-19, TecnoEquip et Oenodia se sont associées avec l’équipe de la cave pour permettre la livraison et la mise en route de l’équipement en mai 2020. Oenodia réalise ainsi le tout premier démarrage à distance de son histoire, prouesse inatteignable sans le soutien sur le terrain de TecnoEquip, l’implication complète des équipes, et bien sûr la confiance de la direction de la coopérative.

La réactivité mise en œuvre pour permettre le démarrage des unités STARS® à distance s’affirme comme un avantage compétitif incontestable pour répondre à un marché de plus en plus globalisé et incertain.

 

 

Crédit photos cave : Celler cooperatiu de Vila Rodona

Chaque intervention peut dénaturer un vin : la SES, non.

Aymerick Van Gelderen, Château Saint-Ahon

Directeur technique du Château Saint-Ahon situé en Haut-Médoc, Aymerick Van Gelderen inscrit l’usage de la stabilisation éco-sélective dans une recherche de Qualité.

Une petite visite guidée du Château pour commencer ?

C’est une propriété familiale qui a toute une histoire : Charles de Montesquieu la possédait au XVIIIe siècle, elle fut détruite à la Révolution française, puis reconstruite sous le 1er Empire, puis rénovée en 1875… Il y a eu en tout 67 propriétaires ! Actuellement, c’est le Comte et la Comtesse Bernard de Colbert, descendant direct du ministre des Finances de Louis XIV, qui possèdent le Château. Leur gendre et leur fille, Nicolas et Françoise Chodron de Courcel, y sont installés et dirigent le domaine qui compte 30 ha de vignes. Nous produisons 120 000 bouteilles sur une année classique : un rouge en AOP Haut-Médoc cru bourgeois, un rouge en AOC Haut-Médoc, un rouge en AOP Bordeaux et un rosé en AOC Bordeaux.

Quels choix environnementaux interviennent dans l’élaboration de ces vins ?

Nous nous tenons le plus loin possible de l’idée de faire des vins technologiques standardisés, et le plus proche possible de la nature de notre terroir. Concrètement, cela veut dire : plus de désherbage chimique, engrais organiques, priorité aux produits autorisés en bio, le moins d’intrants et de souffre possible, pas de collage, élevage en amphores… On va de l’avant ! Depuis la création du label, le Château Saint-Ahon est certifié Haute Valeur Environnementale niveau 3.

Pourquoi utiliser la stabilisation éco-sélective ?

Dans un souci de Qualité. La SES est utilisée au Château Saint-Ahon depuis 2010. À l’époque, nous avions eu des retours de clients américains, chinois et belges sur des dépôts importants. Aujourd’hui, même certains professionnels chinois commencent à comprendre cette idée vivante du vin et se soucient moins des dépôts. Mais pour certains consommateurs, ça peut bloquer. Donc on utilise les services de GEMSTAB sur 3 de nos 4 vins, en combinaison avec la filtration tangentielle. L’avantage, c’est qu’on s’assure l’absence de dépôts en évitant les additifs et en limitant les effluents à retraiter. Et puis c’est moins cher que certains traitements par le froid.

Pensez-vous que la SES impacte le vin en dehors de soustraire les ions responsables des précipitations tartriques ?

S’il y a un impact, il est très difficile à percevoir ! Qu’il s’agisse de la SES ou de beaucoup d’autres méthodes, techniques ou intrants, on sait que chaque intervention sur un vin peut le dénaturer. Pour moi, la SES ne dénature pas le produit.

Comment expliquer ce débat sur l’autorisation ou non de la SES pour les vins bio ?

Et bien je pense que c’est le côté membranaire qui freine. Il y a une extraction d’ions, ça peut faire peur. Mais pour moi ce n’est pas un sujet de débat. Quand j’en parle, ça n’affole personne, pas même nos clients particuliers. Je crois que tout le monde a envie de Qualité, et c’est ce qui compte.

Il y a un travail d’évangélisation à faire sur la stabilisation éco-sélective

Rémy Di Costanzo, domaines Henri Martin

« Il y a un travail d’évangélisation à faire sur la stabilisation éco-sélective »

Grâce à Gemstab, notre partenaire en prestation de services sur nos technologies membranaires, le directeur des vignobles Henri Martin utilise notre méthode depuis 2013 pour stabiliser certains des vins issus de propriétés en Saint-Julien et Haut-Médoc. Pour mieux évaluer l’intérêt de la SES, il a mis en place un suivi au long cours des vins traités.

 

Faisons connaissance : qui est Henri Martin et qui est Rémi Di Costanzo ?

Henri, c’est le fondateur des Domaines. Un passionné issu d’une famille présente dans le Médoc depuis trois siècles. Il a créé parcelle par parcelle le Château Gloria au sein des crus classés de Saint-Julien. Puis il acquis et reconstitué le parcellaire originel du Château Saint-Pierre, un Grand cru classé de Saint-Julien. Les Domaines possèdent aussi un cru bourgeois supérieur du Haut-Médoc, le Château Bel Air Gloria. L’ensemble couvre aujourd’hui 107 hectares, pour une production de 500 à 600 000 bouteilles.
Et moi, Rémi, je suis le directeur des vignobles. Je dirige une équipe de 45 personnes à l’année, sans compter les saisonniers.

 

Parlez-nous de votre engagement environnemental…

Respecter les équilibres naturels, le végétal, le sol, la biodiversité, c’est un ensemble d’engagements que l’on fait progresser de notre mieux. La gestion environnementale des Domaines est certifiée ISO 14001 depuis 5 ans, et l’exploitation est certifiée Haute valeur environnementale (niveau 3). Ça c’est le côté normatif, mais il y a aussi du volontarisme. Nous travaillons 10 hectares en bio sans certification depuis 7 ans, et nous avons banni les produits avec agents CMR sur l’ensemble des Domaines pour généraliser le biocontrôle. Notre vignoble est très morcelé, cela demande une organisation et du matériel pour être réactif dans la conduite. Une année comme 2020, c’est très compliqué… Mais on y arrive.

 

La stabilisation éco-sélective, vous l’utilisez comment ?

Nous faisons intervenir les équipes de Gemstab pour le château Bel Air Gloria et sur les seconds vins (Esprit de Saint Pierre et Esprit de Gloria). Les précipitations tartriques ne gênent pas vraiment les consommateurs européens, mais elles sont peu tolérées sur les marchés asiatiques, qui signalent les dépôts dans les bouteilles. Donc on préfère sécuriser. Notre premier essai de SES remonte à 2013, et nous allons suivre l’évolution des vins traités pendant une bonne douzaine d’années.

 

En quoi consiste ce suivi ?

Nous gardons des échantillons depuis 2013 : ceux qui ont bénéficié de la SES et les témoins non traités. On observe et on goûte régulièrement. Je veux vérifier la stabilité, bien sûr, mais aussi un impact éventuel sur le vieillissement et le côté organoleptique.

 

Verdict ?

Et bien pour le moment, le millésime 2013 stabilisé n’a pas bougé.

Comme le traitement entraîne une légère diminution du ph dont on ne connaît pas l’impact organoleptique, nous faisons des dégustations triangulaires à l’aveugle avec des professionnels du vin. Sur 6 années, le vin non-stabilisé est sorti en tête de la dégustation quatre fois, le vin stabilisé deux fois. Ce qui fait que l’on ne peut pas se prononcer aujourd’hui.

 

Si la stabilisation éco-sélective n’existait pas, vous feriez comment ?
Je pense que nous aurions renoncé à stabiliser, parce que les autres techniques sont un peu dures avec les vins rouges. Et puis le froid, ce n’est pas cohérent avec notre démarche environnementale : c’est très énergivore.
Quand je discute avec les anciens du vignoble, ils me disent que dans le temps, il y avait moins de dépôts dans les vins parce que les hivers étaient plus rigoureux. La réalité, c’est qu’il ne fait plus assez froid pour une stabilisation naturelle.

 

Si la stabilisation éco-sélective était autorisée en bio, vous l’utiliseriez ?

Oui, bien sûr. Je pense que c’est le traitement le plus adapté, le moins brutal, le plus durable pour stabiliser. Il y a une chose qui peut déplaire aux puristes : la légère modification du ph. Il faut discuter, expliquer, rassurer. Changer le nom de cette technique, cela peut améliorer les choses. Au fil de nos dégustations à l’aveugle en comité de techniciens, j’ai vu des gens très réticents au départ commencer à changer de point de vue. Il y a un travail d’évangélisation à faire.

 

Armenia: Noah’s legacy is in safe hands

A journey to Armenia through the stunning history of Karas winery, where Oenodia will be soon commissioning a brand-new unit.

Where does the vine come from? Where did Noah plant the first one? Where was Vitis vinifera first found in its primitive form? Minor Asia, Georgia, Armenia? Fascinating questions!

Let’s travel to Armenia a moment, where Oenodia will be installing the country’s first STARS unit next July. A discreet country, that has stayed out of the wine world’ turmoil, but whose oenological revival, initiated 20 years ago, is more than worth the interest.

 

With substantial export sales, Karas winery is a major actor of that rebirth. Gabriel Rogel, its adventurous Argentinian winemaker, now working for 7 years at Karas, has kindly agreed to share his experience and to give us some insight of the Armenian wine industry.

 

  • What was Armenian viticulture back in the 90s?

At the fall of the Soviet Union, while Georgia was principally producing wine, viticulture was mostly dedicated to brandy in Armenia. The little amount of wine that was produced was typically entry-level sweet red and was sold locally”.

 

  • In that context, how came the first spark of the Karas project?

Karas is all about a family coming back home. After a stunning history in Argentina, and fortified by the earlier success of Bodega del Fin del Mundo in Neuquén, the Eurnekian family decided to renew its roots within its homeland.

Back in 2002, the initial project entailed planting vines to provide premium grapes for the brandy industry. The region of Armavir happens to be the idyllic place, and its unique volcanic terroir prompted the family to try a couple fermentations, first with local grapes varieties, then planting international ones. The successful results of those trials were the spark to move forward and our first wine was released in 2010.”

 

  • Do you intend to promote local grape varieties?

We do believe in local varieties and take advantage of their diversity in many blends, combined with international varieties.

More than most, the Areni is definitely the emblematic red variety in Armenia. Its delicate profile and herbal freshness show a great potential that we keep on mastering, year after year, by selecting our own plant material from older vines.

Another major red variety is the Sireni. Colorful and full-bodied, it makes a singular synergy blended with the Areni.

 

  • How does this choice influence your offer and how does it fit with your sales expectations?

Both our blends and mono-varietals are a success, on the national as well as on the international market, and it’s actually difficult to keep up with the demand.

If 60% of our sales goes national, we intend to swap that figure to the export market in a few years. The Armenian diaspora is widespread, especially in the USA and Western Europe, and especially faithful to Armenian wines. That’s obviously the channels we’re aiming at.

 

  • What’s your vision for the Armenian wine industry in the near future?

Armenia holds many terroirs and varieties, and we’re constantly learning to make the most of its incredible potential.

Wine history is here more than anywhere, and today we are reinventing winemaking to share, worldwide, the best our terroirs have to offer.

Karas in not alone. New investors, renown consultants and diligent winemakers have been working hard lately and all contribute to the rebirth and recognition of Armenian wines.

 

Gabriel Rogel, winemaker at Karas Winery, Armenia, interviewed by Aikouch Tchilingaryan, director of Eurodia Kuban, Russia.

 

 

STARSXF® offers unparalleled efficiency. Three days of plate and frame filtering and a month of cold stability was accomplished in 5 hours!

This, according to Jason McConnell, Owner and Winemaker at RIVINO Winery, following his first time utilizing Oenodia’s STARSXF®, which streamlines wine stabilization with crossflow filtration in a single pass.

 

April 22, 2020.  Napa, CA.  STARSXF® is part of the STARS Line of technologies, pairing OENODIA’s specific crossflow filter with their STARSStab unit.   Over the past few months, several winemakers have employed the process through OENODIA’s STARS Mobile Service.  A few have offered insight into their experience and its effectiveness in delivering a continuous process of filtration directly followed by tartrate stabilization.

Jason McConnell was among these winemakers who utilized the technology.  He had seen it used at another winery and was impressed by how quickly and efficiently the cold stability process could be conducted.  Ashley Highland, Consultant Winemaker from J Curtis, who also utilized the technology for the first time, had been watching STARSXF® for a while.  “When I stepped into a friend’s winery in Washington and they were running their STARSXF® machine, I noticed how polished the wines looked and thought how wonderful it was that you can filter and stabilize in one pass.”

By merging the two processes into a single pass, STARSXF® delivers the well-known advantages of both technologies, eliminating DE and KHT seeding but also reducing drastically both the cold stabilization stage, and the wine losses.  In addition, from a planning perspective, when you need a mobile service to handle both the crossflow filtration and the tartaric stabilization of your wines, it is much easier to plan when you have only one contact person.

“The process sped up the preparation time needed pre-bottling and left the wine more whole organoleptically” said Ashley.   McConnell agreed, “We were able to get our wines to market faster than ever before.” He added “The wines tasted great and have over the months since the trial, tasted even better.”

STARSXF® also offers operational flexibility and easier tank management while retaining respect for the wines.  “I have had tanks that were on cold for 6+ weeks and the DO pick-up they had, regardless of daily gassing, was too big for comfort.” Ashley said.  “In addition to the draw on electricity” she added “I felt like there must be a better way for the wine and the environment.  It is hard on a wine to be held so cold and then seeded, I would sometimes see cot strip the wine in a small way.”

Following her experience with STARSXF® Ashley noted “I purchase wine from all over the West coast and have to tanker the wine to a central location for blending and finishing. To have one less move is better for the wine’s quality. It was an extreme cost savings to crossflow and cold stab at the same time. Less than half the cost of filtration and traditional cold stabilization. Better for the wine and better for energy consumption”.

In conclusion, with respect to overall satisfaction both Jason and Ashley were conclusive in their opinion.  Ashland was “beyond satisfied and I will use this in the future on all my wines where applicable.”

Jason went further adding: “I was completely satisfied with all aspects of the operation and hopefully will be able to purchase a unit for our new winemaking facility. Until that happens we will also be return customers for using their mobile service.  I would definitely recommend this service and/or purchasing this equipment.”

For technical information, availability or service, contact Damien Monnet, Business Development Manager for OENODIA at Damien.monnet@oenodia.com at 707-302-4554 or STARS Mobile Service Manager, Cliff Burmester at Cliff.burmester@oenodia.com, 707-666-2049.  Or visit them online at www.oenodia.us

Vendanges 2020 au Brésil : un record de qualité

La période des vendanges dans l’Etat de Rio Grande do Sul, responsable de 90% de la production nationale, est une des plus longues au monde. Coup de projecteur.

Chaque année, les vendanges commencent en décembre avec les cépages précoces – Pinot noir, Chardonnay et Riesling itálico – destinés aux vins de base des effervescents brésiliens répondant au doux nom d’ »espumantes ». Janvier voit rentrer dans les caves les grappes de Pinot noir et de Chardonnay destinées aux vins tranquilles. Le tour du Merlot vient pendant les premières semaines de février ; enfin, fin février et début mars, le Marselan, et le Cabernet et le Tannat sont récoltés.

 

Source / Crédit: [2]

Une récolte tardive

La récolte 2019-2020 a été tardive en raison de l’été brésilien – lequel, ne vous trompez pas, commence en décembre – caractérisé par sa sécheresse avec des pluies faibles, sporadiques et localisées, qui ont permis la maturation complète et l’atteinte d’un bon équilibre sucre-acide. Le taux moyen de sucre est passé de 13°Babo en 2019 à 16°Babo en 2020 (soit 14,5 et 17,8° Brix respectivement) « C’est la meilleure vendange des 20 dernières années » – commente Mauro Zanus, agronome à Embrapa Uva e Vinho (équivalent brésilien de l’INRA).

 

Moindre mais meilleure

D’autre part, 695 millions de kilos de raisin ont été vendangés cette année dans l’État de Rio Grande do Sul, soit 11% de moins qu’en 2019. Cette baisse de production est due principalement à la coulure, phénomène de non-fécondation d’une partie des fleurs, à cause de pluies lors de la floraison, entre octobre et novembre. La joie des œnologues brésiliens de la région, qui considèrent la vendange de 2020 comme une des meilleures des dernières années, reste néanmoins intacte. On vous sert un verre ?

 

Um abraço,

Renata pour l’équipe Oenodia

 

 

1 https://catracalivre.com.br/viagem-livre/colheita-da-uva-e-uma-das-atracoes-do-verao-na-serra-gaucha/

2 https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Valedosvinhedos1.jpg

3 https://www.ibravin.org.br/admin/arquivos/estatisticas/1564503491.pdf

4http://pioneiro.clicrbs.com.br/rs/economia/noticia/2020/03/qualidade-da-uva-coloca-a-safra-2020-como-a-melhor-dos-ultimos-anos-na-serra-gaucha-12193187.html

Photo principale, source : mapadomundo.org

Le vin au Brésil : que savez-vous de ce marché émergent ?

Avec un marché domestique dynamique et des consommateurs aventureux, en quête de nouveauté et de qualité, la production de vin brésilienne trouve un moteur naturel, notamment pour ses vins effervescents « espumantes », de plus en plus appréciés aussi bien dans leur pays natal qu’à l’extérieur.

Renata et Fabien (Oenodia) participant à la « Wine South America. Sept 2019

Une faible consommation domestique pour un important pays producteur

7% des Brésiliens majeurs consomment du vin pratiquement tous les jours, soit 1,6 million de personnes de consommateurs quotidiens. Malgré une faible consommation domestique (seulement 2L en moyenne par habitant et par an, face aux 50L français ou 59L portugais), soit 3,3 millions hL annuels, le Brésil est un pays producteur important, le 13ème au monde selon l’OIV, avec une production d’environ 4 millions hL en 2019. 90% de la production brésilienne de vin est réalisée dans l’Etat de Rio Grande do Sul (RS), situé au sud du pays, dans lequel Ibravin décompte plus de 680 producteurs de vin3.

Le boom des effervescents

Si le vin ne fait pas encore partie de la culture au Brésil, les dernières nouvelles du marché indiquent que sa dégustation y devient peu à peu une habitude. Selon une étude réalisée par Wine Intelligence pour l’Institut brésilien du vin (Ibravin), le nombre de consommateurs réguliers a continué à augmenter au cours de l’année dernière, atteignant 32 millions de personnes. Cette tendance à la hausse portée principalement par le boom du marché domestique des vins rosés (de 2,1% du marché national en 2015 à 5,1% en 2019) et effervescents (« espumantes » et autres muscats nationaux), de plus en plus reconnus pour leur haute qualité. De manière globale, la consommation de vin continuera à croître dans les marchés émergents comme le Brésil, à l’inverse des marchés développés, où une baisse est anticipée2.

En quête de nouveauté

Ces chiffres révèlent le potentiel du marché brésilien, dont les consommateurs, considérés comme aventureux, sont en quête de nouveauté et de qualité4. Un potentiel de marché à explorer chaque année à Bento-Goncalves au salon Wine South America, auquel l’équipe d’Oenodia Brasil s’est rendue en septembre 2019.

Cet article vous a plu ? Restez à l’écoute pour les prochains articles sur la page Linkedin d’Oenodia.

 

Um abraço,

Renata pour l’équipe Oenodia

 

 

1 https://www.clubedosvinhos.com.br/a-trajetoria-do-vinho-no-brasil/

2 https://www.wineintelligence.com/downloads/brazil-landscapes-2019/

https://www.jornaldocomercio.com/_conteudo/especiais/vinhos_e_espumantes_2019/2019/05/683724-panorama-do-vinho-no-brasil.html

https://www.meuvinho.com.br/news/783/mercado-de-vinhos-no-brasil-apresenta-crescimento

3 https://www.ibravin.org.br/admin/arquivos/estatisticas/1564503491.pdf

4 https://www.wine-xt.com/pt-br/blog/2019/12/12/previsoes-mercado-de-vinho-2019-veja-resultados